Alors que son économie s’enfonce et que ses réserves de change fondent, la Bolivie tente un pari inédit : miser sur la crypto. Pour accompagner cette transition, elle s’appuie sur un allié déjà rodé le Salvador, premier pays à avoir adopté le Bitcoin comme monnaie légale. Objectif : ouvrir la voie à une crypto-économie andine.
Une alliance crypto Bolivie inédite pour une transition risquée
Confrontée à une crise économique sévère, la Bolivie fait un choix qui tranche avec son passé récent : intégrer les cryptos dans son système financier. Ce virage stratégique s’est concrétisé en juillet 2025 par un accord entre la Banque centrale de Bolivie et la Commission nationale des actifs numériques (CNAD) du Salvador.
Longtemps interdite sur le territoire bolivien, la crypto est désormais considérée comme une « alternative viable et fiable » aux devises fiduciaires, selon les termes employés par les autorités elles-mêmes.
Ce repositionnement s’explique en grande partie par l’urgence économique. En effet, la chute du boliviano, l’inflation et la quasi-disparition des réserves en dollars poussent le pays à chercher des issues non conventionnelles. Dans ce contexte, le modèle salvadorien fait figure de laboratoire à suivre de près.
Le protocole d’accord prévoit un partage d’outils de veille, de données stratégiques, ainsi qu’une coopération sur les politiques publiques liées à la blockchain. Il entre en vigueur immédiatement, sans échéance précisée.

Ce tournant officiel ne sort pas de nulle part. Dès juin 2024, la Bolivie avait levé son interdiction historique sur la crypto, autorisant les banques locales à traiter des transactions en Bitcoin et en stablecoins. Résultat : en trois mois, les volumes d’échanges atteignaient 46,8 millions de dollars. En effet, il s’agit de plus du double de la moyenne mensuelle observée sur les 18 mois précédents.
Mais derrière les chiffres, un phénomène sociétal. Face à la dévaluation de leur monnaie et à la rareté des billets verts, nombre de Boliviens se tournent spontanément vers des cryptos stables. À La Paz ou Santa Cruz, certains supermarchés affichent désormais leurs prix en USDT (Tether), symbole d’un basculement en cours.
Cette appétence semble donc moins imposée par le sommet que tirée par la base. Le partenariat avec le Salvador vient consolider une dynamique déjà bien entamée.
Du Bitcoin pour le carburant : réduire la dépendance au dollar
Autre signal fort : l’usage stratégique de la crypto dans le commerce extérieur. En mars 2025, la société pétrolière nationale YPFB reçoit le feu vert pour payer ses importations de carburant en crypto. Cette décision n’est pas anodine. Elle intervient dans un contexte de pénurie aiguë de dollars américains. Or, le dollar reste aujourd’hui la monnaie clé du commerce mondial.
L’idée est claire : contourner les circuits traditionnels pour sécuriser les flux vitaux. L’initiative marque aussi une tentative de regagner une forme de souveraineté monétaire, surtout à l’approche des élections générales d’août 2025.
Dans ce cadre, le Salvador joue un rôle de conseiller pragmatique. Fort de quatre ans de recul sur l’usage du Bitcoin comme monnaie nationale, le pays apporte son expérience, autant sur les risques de volatilité que sur les leviers d’adoption ou les ajustements réglementaires.
La question des outils : comment stocker et sécuriser ?

Reste une pièce essentielle du puzzle : les infrastructures d’accès. Car pour que cette transition fonctionne, encore faut-il que les utilisateurs disposent d’outils simples et fiables pour stocker et gérer leurs actifs numériques.
En effet, des solutions non-dépositaires comme Best Wallet tentent justement de répondre à cet enjeu. Actuellement en prévente de son jeton $BEST, l’application se positionne comme un portefeuille tourné vers l’autonomie des utilisateurs. Accès anticipé à des projets, droits de vote communautaires, récompenses de staking, frais réduits… le tout dans une logique de gouvernance décentralisée.
L’intérêt de ces solutions réside dans leur promesse de sécurité sans dépendance bancaire : un point qui résonne particulièrement dans un pays en perte de confiance envers ses institutions financières.




