Aperçu des principaux éléments :
- L’administration Trump affirme qu’elle est pleinement déterminée à faire adopter la loi CLARITY en septembre.
- Le vote de procédure du Sénat sur la loi CLARITY est prévu le 15 septembre à 14 h 15 (heure de la côte Est).
- TD Cowen estime à 25 % les chances que la loi CLARITY soit adoptée, en invoquant des différends liés à l’éthique et à la lutte contre le blanchiment d’argent.
La loi CLARITY sera soumise à un test décisif au Sénat le 15 septembre, les législateurs ayant quitté Washington sans procéder au vote prévu en août.
Le chef de la majorité au Sénat, John Thune, a déposé une motion de clôture avant la pause estivale du mois d’août, ce qui donnera lieu à un vote de procédure à la reprise des travaux. Cette motion, qui requiert 60 voix, déterminera si le Sénat peut mettre fin aux débats et passer à l’examen complet du texte.
Ce retard a réduit la marge de manœuvre législative dont dispose le projet de loi avant les élections de mi-mandat de novembre. Selon Reuters, le Sénat reprendra ses travaux le 14 septembre et ne disposera que de 14 jours de session avant sa suspension électorale d’octobre.
Le point sur la loi CLARITY : le Sénat prévoit un test le 15 septembre
Le chef de la majorité au Sénat, John Thune, a déposé une motion de clôture concernant la motion visant à engager les débats avant que la chambre n’entame ses vacances d’août. Ce dépôt prévoit un vote de procédure le 15 septembre, soit un jour après le retour des sénateurs à Washington. Ce vote déterminera si le Sénat peut limiter les débats et faire passer le projet de loi sur la structure du marché des cryptomonnaies à l’examen en séance plénière.
La motion de clôture nécessitant 60 voix, les républicains ont besoin du soutien des démocrates, même si tous les républicains votants l’approuvent. La commission bancaire du Sénat a adopté le CLARITY Act en mai à l’issue d’un vote bipartite de 15 voix contre 9. Les législateurs doivent désormais composer avec un calendrier législatif plus court avant les élections de mi-mandat de novembre.
Cependant, TD Cowen prévoit un parcours semé d’embûches pour la loi CLARITY cet automne. L’analyste Jaret Seiberg estime à 25 % les chances que ce projet de loi soit adopté et à 75 % celles de son échec. Parmi les scénarios qu’il envisage figurent l’échec d’un vote de clôture ultérieur, l’absence de vote en septembre ou l’arrêt de la procédure au Sénat dès la première étape. M. Seiberg estime que les différends concernant les règles déontologiques et les dispositions relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent pourraient influencer le vote du 15 septembre ainsi que les négociations ultérieures au Sénat.
Les données de Polymarket ont également révélé que la probabilité que la loi CLARITY soit adoptée en 2026 s’élevait à 22 %, soit une baisse de 43 % par rapport aux niveaux antérieurs.

D’après les dernières informations relatives à la loi CLARITY ACT, le marché a enregistré un volume de transactions d’environ 6,47 millions de dollars, les cotes ayant fortement baissé depuis juillet.
L’équipe de Trump fait pression pour que la loi soit adoptée en septembre
Patrick Witt, directeur exécutif du Conseil consultatif du président sur les actifs numériques, a déclaré que l’administration était « pleinement déterminée » à faire adopter la loi CLARITY en septembre. Il a exhorté les démocrates à poursuivre leur collaboration avec les républicains sur ce projet de loi et a indiqué que la Maison Blanche poursuivrait les négociations avant le vote.
M. Witt a fait valoir que le Congrès devait établir, par voie législative, une réglementation durable en matière d’actifs numériques. Il a également établi un lien entre ce projet de loi et les pouvoirs des forces de l’ordre, le leadership sur les marchés financiers et la concurrence avec d’autres pays. Ses commentaires faisaient suite au report décidé par le Sénat, ce qui a contrarié plusieurs partisans républicains qui s’attendaient à ce que des mesures soient prises avant la suspension des travaux.
Les questions d’éthique et les préoccupations bancaires restent en suspens
Les législateurs restent en désaccord sur les dispositions éthiques liées aux intérêts commerciaux du président Donald Trump dans le secteur des cryptomonnaies. Les démocrates ont réclamé des restrictions plus strictes, tandis qu’une contre-proposition bipartisane conférerait aux procureurs généraux des États un rôle dans l’application de ces règles. M. Trump a déclaré qu’il ne s’opposait pas à la mise en place d’un « blind trust » pour les entreprises familiales du secteur des cryptomonnaies, mais qu’il s’opposait à des règles qui le viseraient spécifiquement.
Les banques locales ont également fait part de leurs inquiétudes concernant les récompenses liées aux stablecoins et une éventuelle concurrence en matière de dépôts. La sénatrice Cynthia Lummis a réfuté ces allégations et a mis en avant des données bancaires récentes faisant état d’une croissance des dépôts. Les données de la FDIC pour le premier trimestre ont montré que les dépôts nationaux avaient augmenté de 2,1 %, enregistrant ainsi une septième hausse trimestrielle consécutive.
Les règles relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent font également partie des négociations. Certains législateurs souhaitent que la loi sur le secret bancaire offre des garanties plus solides avant d’approuver l’adoption définitive du texte. Ces questions pourraient influencer les votes sur les amendements si le Sénat adopte la première motion de clôture en septembre.
La loi CLARITY dispose d’un délai très court au Sénat
La loi CLARITY viserait à mettre en place une structure de marché fédérale pour les actifs numériques et à répartir les missions de surveillance entre la Commission des valeurs mobilières (SEC) et la Commission des opérations à terme sur matières premières (CFTC). La Chambre des représentants a adopté le projet de loi H.R. 3633 en juillet 2025. La commission bancaire du Sénat a fait avancer le projet de loi en mai 2026, et Mme Lummis a ensuite publié le texte fusionné de la commission en juillet.
Mme Lummis a publié le 22 juillet une version actualisée du texte du Sénat. Son cabinet a indiqué que ce projet regroupait les travaux des deux commissions et tenait compte des négociations menées avec les législateurs des deux partis. Le Sénat dispose désormais d’un temps de débat limité pour résoudre les différends restants avant que la campagne électorale ne monopolise davantage l’attention à l’automne. Les sénateurs n’auront donc guère le temps de mener de nouvelles négociations après la pause parlementaire, avant que les législateurs ne repartent en campagne.
Le vote du 15 septembre ne transmettra pas directement le projet de loi au président Trump. Selon les informations relatives à la loi CLARITY, ce vote permettra de déterminer si ses partisans parviennent à obtenir suffisamment de voix pour passer à la prochaine étape des débats au Sénat. Si la motion de clôture est adoptée, les sénateurs pourront passer aux amendements, puis procéder à un nouveau vote visant à clore les débats avant l’adoption définitive du texte.
Dans le même temps, les autorités de régulation poursuivent leurs propres travaux sur les cryptomonnaies tandis que le Congrès mène ses négociations. La SEC a prévu une réunion le 14 août afin d’examiner un projet de cadre réglementaire concernant certaines offres de contrats d’investissement liés aux cryptomonnaies. La CFTC prévoit également une réunion de son Comité consultatif sur l’innovation le 20 août, à laquelle participeront des représentants d’entreprises du secteur des cryptomonnaies et de la finance traditionnelle.
Avertissement : Le présent article est publié à titre purement informatif et ne constitue en aucun cas un conseil financier ou d’investissement. Les marchés des actifs numériques peuvent être extrêmement volatils, et il est recommandé aux lecteurs de mener leurs propres recherches avant de prendre toute décision d’investissement.

Moses K is a crypto journalist covering markets, regulation, and blockchain trends. He has written for The Coin Republic, Coinchapter, Cryptopolitan, Cryptotale, Coinspeaker, and MPost. Known for his concise, data-driven reporting, Moses focuses on price analysis, on-chain metrics, and policy developments shaping the global digital asset landscape.



